matérialité du souvenir - L'être de l'absence

La matérialité du souvenir Chuang Hsin-I

Les œuvres soulèvent la question essentielle du rapport de l'expérience de sensations par rapport au corps et, une sensation sur les matériaux perçus émergés par le souvenir. Elles se présentent, sous la forme de l’installation, une sorte de matérialité de la fragilité en relation avec le lieu, la souvenir et l’extension de la corporalité.
A la base de l'œuvre qu'elle installe, j'ai tenté d’instaurer un dialogue direct entre le spectateur et son environnement. Ces relations se tissent étroitement entre les éléments tel que le matériau naturel, l’image familial ou le texte extrait dans le journal intime, proposant de multiples perceptions comme aire des réciprocités perceptives. Par exemple dans
Fragments d’un discours #II (2012), l’odeur est en tant qu’une extension de notre corps, puisque l’installation invite les spectateurs à laisser l’oeuvre s’emparer de lui à travers son corps, et non seulement à travers les yeux. C’est dans une réciprocité des matières que naît une sensation d’union indissoluble. Afin de faire ressortir une perception qui est chez le spectateur inhérente au corps, ouvre « la matérialité du souvenir » en manifestant sur la matérialité de la matière.
Lors de la réalisation de mon œuvre, la manière de produire est autant essentielle que le résultat. C’est l’idée de la priorité du processus de la manipulation. La matérialité du souvenir se manifeste chez le spectateur des forces qui ne passent par les circuits d’une connaissance, mais par un processus empathique, le souvenir se présent ainsi de manière à un état plus tangible, plus matériel. Autrement dit, ce qui fait l’oeuvre n’est pas une notion, mais plutôt une transition de l’expérience. Il s’agit non seulement des matériaux tangibles, mais plus encore d’une force fluide.
Je cherche à provoquer l’émotion comme un état humain entre la mémoire et le matériau que j’ai manipulé. À partir des matériels fragiles et à travers l’utilisation du texte ou de l’image intime, je m’interroge souvent sur toute une histoire familiale marquée par l’exil, la perte, les souvenirs emmenés ou perdus. De la même manière, autour du thème de souvenir, de fragilité et de perte, je m’attache à montrer que de telles matières fournissent une réaction affective de notre corps propre et l’état empathique. Cette réflexion est particulièrement mise en lumière à partir de mes installations comme du pollen dans
Fragments d’un discours #II (2012), ou bien encore de la cire fine dans une série de MémoireTrace (2007-2011), témoignent manifestement de ce passage de la matière à la perception corporelle, du état des choses à l’état humain.




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